N’achetons plus ni le Journal de Québec, ni le Journal de Montréal!
Bravo Madame Payette! La chroniqueuse du Journal de Montréal refuse de soumettre des textes sans la garantie qu’ils ne seront pas publiés dans le Journal de Québec. Québécor a refusé de la lui donner. Elle décide donc de ne plus leur envoyer de texte. Par solidarité avec les employés en “lock-out”. Bravo! (Etendu ce matin à Bernier et Cie à propos d’un article de La Presse. La journée part bien.)
L’article parle aussi des autres journalistes du Journal de Montréal qui ne signent plus leurs articles par solidarité avec leurs confrères de Québec. C’est tout de même mieux que rien, mais pas beaucoup plus. Comme quand la police pas de cuisse se met en jeans pour donner des contraventions. Je ne sais pas, mais ils pourraient peut-être trouver quelques choses de mieux. Les coupures de salaires que tentent d’empêcher la gang de Québec va probablement leur tomber dessus si jamais ces derniers perdaient leur bras de fer avec Québécor.
Le Bloc Québécois lui ne donnera plus d’entrevue au Journal de Québec. J’espère que tous les partis politiques vont faire de même. Que tous les groupes socio-culturels vont faire de même. Espérons que même les amateurs de hockey vont le mettre de côté et aller chercher leur dose quotidienne de sport ailleurs.
Boycotter le Journal de Québec ne pourrait pas faire de tord. En tout cas, c’est ce que je me promets de faire. Fini la lecture de ces tabloïds aux petits déjeuner du jeudi matin, même si c’est le format le plus agréable pour les tables de Chez Barb. Je ne regarderai même plus la photo de la une au dépanneur du coin, juré craché. Et je vais aussi demander aux gens autour de moi de faire de même.
Est-ce que Joseph Facal va suivre l’exemple de la camarade Payette? Sa lui ferait une belle jambe, surtout quand il se présenterait à Bazzo.tv. Mais non, c’est vrai, c’est trop tard, la première saison se termine aujoud’hui. Alors je parie qu’il va continuer de franchir la ligne de piquettage virtuelle. Sheila Copps elle? Ne semble pas avoir de problème avec ça, en bonne ex-député libérale. Remarquez, elle était quand même plus connue pour le branlage de drapeau que brandissage de pancarte.
Je me demande si Madame Payette accepterait de publier ses textes dans Média Matin, le journal des lock-outés/grévistes. Je gage que les journalistes de Québec y ont déjà pensé et vont l’appeller. Après tout c’est bien elle qui signait “Appellez moi, Lise.”
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Pour les enjeux de ce conflit selon les parties en cause voir la position syndicale et patronale. Patrick Lagacé nous dit que c’est une question très complexe qui ne peut être réduite au manichéisme du SCFP-FTQ (du genre les bons syndiqués vs les patrons pourris) et qu’il va suivre cela. Moi aussi.
Ce qui est intéressant à surveiller c’est la couverture de ce conflit de travail par les autres compagnies de Québécor. On en a déjà une bonne idée en consultant le réseau Canoë. On présente le journal des lock-outés en photo, on insiste sur le fait que Le Soleil, le principal compétiteur, compte bien profiter de ce conflit pour augmenter son tirage et on présente le journal alternatif comme une tentative de pénétrer le marché des journaux gratuits. On va même jusqu’à dire que cette expérience devra être évaluée par Québécor pour voir si c’est rentable:
“L’expérience servira probablement d’étude de marché à Quebecor pour un lancement éventuel du 24h et le tandem Transcontinental (TCL.A)/Métro analysera le succès du ce nouveau venu.”
Ça c’est du double message subtile mais très clair!