Le militant de salon

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Au suivantEs

Posté par Édouard Lavallière le mai 13, 2007

Les blogueurs anti-Duceppe sont pas mal forts! Deux petits macarons contre lui et il met fin à la course précipitamment, donne son appuie à Pauline Marois, et rentre à la maison fêter la fête des mères. ;)

Avant même que les règles de la course n’aient été adoptées, elle s’est par le fait même transformée en couronnement: je ne vois pas qui va pouvoir se pointer dans le contexte. Facal ? Curzi? J’imagine qu’ils vont y penser deux fois, suite à l’échec de Boisclair et le revirement de Duceppe. Mais on ne sait jamais, par les temps qui courent.

Duceppe, le messie boteur de derrière, l’homme de la discipline, a-t-il manqué de “maturité ” politique? Le casse de bain dans une fromagerie avait l’air pas mal moins fou que son flip-flop de la fin de semaine. Va-t-il être obligé de suivre l’exemple de Boisclair? Comment peut-il encore diriger son parti après toutes ces manoeuvres loufoques. Je ne vois pas comment il pourrait s’en sortir.

C’est Harper qui doit rigoler.

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La course

Posté par Édouard Lavallière le mai 12, 2007

Un bref survol de quelques Blogues Souverains des carnetiers pro Parti Québécois, Gilles Duceppe semble perdre la course, même s’il a été le premier à sortir des blocs. Déjà deux macarons “Surtout pas Duceppe” contre un seul “Marois, absolument pas”. La plupart sont en attente. J’avoue que c’est un peu prématuré, mais tout de même:

Les ennemis de Duceppe:

  • Plume Souverainiste me semble être la première à afficher ses couleurs. Mais elle semble détester autant Marois. Sauf qu’elle n’a pas encore de macaron anti-Marois. Elle va avoir de la misère s’ils restent les seuls à participer.
  • Le monde de Gandalf ne semble pas digérer le style “botteur de derrière” que l’on attribue à Duceppe, surtout depuis la sortie de Plamondon.

Le camp anti-Marois:

La suite risque d’être drôle. J’ai hâte de voir si la blogosphère souverainiste va se ressaisir, après avoir perdu la guerre des blogues durant la campagne électorale.

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Québécor-Mart

Posté par Édouard Lavallière le avril 27, 2007

Hier, pendant que Canoë couvrait la sortie du nouveau journal gratuit Média Matin Québec en laissant entendre que les employés de son propre journal en lock-out qui le publient se tirent dans le pied (voir Inspirons-nous de la camarade Lise Payette), les avocats de Québécor demandaient une injonction pour empêcher la diffusion de ce nouveau journal sous prétexte que ses employés contrevenaient aux “obligations fondamentales de loyauté inhérente à toute relation employeur-employé”. Ce sont les termes de la demande, cités dans le papier de Paul Cauchon du Devoir de ce matin.

Tout de même surprenant! Un lock-out, un journal publié par des briseurs de grève ce n’est pas un manque de loyauté envers ses employéEs. Mais un moyen de pression innovateur, qui s’inspire de la tactique même de l’employeur, le serait. On dirait que Québécor a engagé les stratèges de Wal-Mart pour mâter ses employéEs.

Pour moi ça va prendre plus qu’un boycott du Journal de Québec/Montréal. Un petit abonnement à Média Matin peut-être? Est-ce que quelqu’un sait comment on peut s’abonner à un journal gratuit? Je vais aller voir du côté syndical en fin de semaine. On s’en reparle.

* * *

Sur le même sujet, mais un peu plus tard.

On est 2 à penser qu’il faut boycotter le Journal de Québec/Montréal.  Mathieu Laroche Casavant dit:

“Je déclare, en tant que citoyen de la Capitale-Nationale du Québec, un boycott général des produits Quebecor. En tant que client, ou même potentiel de client, je mérite la meilleure information possible, le plus régional possible. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas ouvert sur le monde.”

PatTheBrat lui s’en prend surtout à la super Luc “tête-à-claque” Lavoie le porte parole de Québécor dans ce conflit.

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Inspirons-nous de la camarade Lise Payette

Posté par Édouard Lavallière le avril 26, 2007

N’achetons plus ni le Journal de Québec, ni le Journal de Montréal!

Bravo Madame Payette! La chroniqueuse du Journal de Montréal refuse de soumettre des textes sans la garantie qu’ils ne seront pas publiés dans le Journal de Québec. Québécor a refusé de la lui donner. Elle décide donc de ne plus leur envoyer de texte. Par solidarité avec les employés en “lock-out”. Bravo! (Etendu ce matin à Bernier et Cie à propos d’un article de La Presse. La journée part bien.)

L’article parle aussi des autres journalistes du Journal de Montréal qui ne signent plus leurs articles par solidarité avec leurs confrères de Québec. C’est tout de même mieux que rien, mais pas beaucoup plus. Comme quand la police pas de cuisse se met en jeans pour donner des contraventions. Je ne sais pas, mais ils pourraient peut-être trouver quelques choses de mieux. Les coupures de salaires que tentent d’empêcher la gang de Québec va probablement leur tomber dessus si jamais ces derniers perdaient leur bras de fer avec Québécor.

Le Bloc Québécois lui ne donnera plus d’entrevue au Journal de Québec. J’espère que tous les partis politiques vont faire de même. Que tous les groupes socio-culturels vont faire de même. Espérons que même les amateurs de hockey vont le mettre de côté et aller chercher leur dose quotidienne de sport ailleurs.

Boycotter le Journal de Québec ne pourrait pas faire de tord. En tout cas, c’est ce que je me promets de faire. Fini la lecture de ces tabloïds aux petits déjeuner du jeudi matin, même si c’est le format le plus agréable pour les tables de Chez Barb. Je ne regarderai même plus la photo de la une au dépanneur du coin, juré craché. Et je vais aussi demander aux gens autour de moi de faire de même.

Est-ce que Joseph Facal va suivre l’exemple de la camarade Payette? Sa lui ferait une belle jambe, surtout quand il se présenterait à Bazzo.tv. Mais non, c’est vrai, c’est trop tard, la première saison se termine aujoud’hui. Alors je parie qu’il va continuer de franchir la ligne de piquettage virtuelle. Sheila Copps elle? Ne semble pas avoir de problème avec ça, en bonne ex-député libérale. Remarquez, elle était quand même plus connue pour le branlage de drapeau que brandissage de pancarte.

Je me demande si Madame Payette accepterait de publier ses textes dans Média Matin, le journal des lock-outés/grévistes. Je gage que les journalistes de Québec y ont déjà pensé et vont l’appeller. Après tout c’est bien elle qui signait “Appellez moi, Lise.”

* * *

Pour les enjeux de ce conflit selon les parties en cause voir la position syndicale et patronale. Patrick Lagacé nous dit que c’est une question très complexe qui ne peut être réduite au manichéisme du SCFP-FTQ (du genre les bons syndiqués vs les patrons pourris) et qu’il va suivre cela. Moi aussi.

Ce qui est intéressant à surveiller c’est la couverture de ce conflit de travail par les autres compagnies de Québécor. On en a déjà une bonne idée en consultant le réseau Canoë. On présente le journal des lock-outés en photo, on insiste sur le fait que Le Soleil, le principal compétiteur, compte bien profiter de ce conflit pour augmenter son tirage et on présente le journal alternatif comme une tentative de pénétrer le marché des journaux gratuits. On va même jusqu’à dire que cette expérience devra être évaluée par Québécor pour voir si c’est rentable:

“L’expérience servira probablement d’étude de marché à Quebecor pour un lancement éventuel du 24h et le tandem Transcontinental (TCL.A)/Métro analysera le succès du ce nouveau venu.”

Ça c’est du double message subtile mais très clair!

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“Monsieur Kempf, si vous étiez militant

Posté par Édouard Lavallière le avril 13, 2007

et non pas journaliste, que feriez vous pour rapprocher les écologistes et la gauche, au Québec on dirait les Verts et les Solidaires?” Voilà la question qui m’est venue après la lecture de Comment les riches détruisent le monde.

Ce qui est génial dans ce livre c’est l’idée que la crise écologique et la crise sociale ont une cause commune. Il est donc normal de penser que les activistes écologiques et les militants contre les inégalités sociales fassent “cause commune”, alors que c’est tout le contraire qui se produit dans le monde: les partis de gauche et les écolos ne sont généralement pas ensemble politiquement. Le livre de Kempf est un bon instrument de sensibilisation, mais le programme politique est très général et les moyens pour mettre fin à ces crises sont à peu près absents.

Il propose de faire d’une pierre deux coups: par la fiscalité diminuer la part de richesse de l’oligarchie de la surconsommation et utiliser ce surplus pour résoudre les problèmes des inégalités sociales et, par le fait même, restreindre la dilapidation des ressources matérielles. Le partage pour éviter le gaspillage.

L’idée étant que si on diminue la “consommation ostentatoire” des riches, par imitation, les couches moins riches, en dessous de celle qui contrôle la plus grande partie de la richesse de l’humanité, vont elles aussi diminuer le gaspillage. Le mimétisme. C’est le jeu des “voisins gonflables”, mais à rebours. En fait c’est le jeu des voisins dégonflables. (Mettre Veblen sur la tête?) Plus concrètement, il faut demander à 500 millions de personnes des pays du nord, ceux qui sont vraiment au sommet de la pyramide, pas à ceux qui ont moins d’un ou deux dollars par jours pour survivre (3 milliard de personnes) ni à ceux qui sont en bas du seuil de la pauvreté dans les pays riches, mais à nous, les militants de salon et autres du même acabit en fait, de renoncer à dilapider les ressources de la terre juste pour “flasher”.

Tout cela est bien documenté dans le texte, mais avouez que, comme programme politique, ça reste un peu décevant, même pour quelqu’un qui milite surtout depuis son salon. Et sur le comment à peu près rien. Sur le décloisonnement entre les forces d’opposition à ce mal unique à peu près rien non plus.

De là ma question. Je suis donc sorti du salon pour tenter d’avoir une réponse plus précise. Ça n’arrive pas souvent qu’on a l’auteur sous la main, autant en profiter.

Après la conférence, il m’a répondu au cours de la période de question. Le plus précisément qu’il le pouvait. Français, il n’est pas tout à fait au fait de ce qui se passe ici, même s’il a l’air d’apprendre vite (une poésie de Dany Laferrière lui a fait monter les larmes aux yeux, en pleine envolée oratoire sur les dangers de destruction volontaire de la planète par les quelques fous au sein de cette oligarchie hyper puissante).

Alors comment s’entendre sur comment EMPÊCHER les riches de détruire la planète?

Voici sa réponse:

N’attendez pas l’unité formelle des partis écologistes et de gauche. Luttez ensemble sur des projets concrets. Les barrières vont peut-être tomber plus facilement si les militants de la question écologique et de la question sociale sont ensembles sur le terrain.

Ce n’est pas une citation, mais je crois que cela traduit bien son idée. Bel effort tout de même. Mais ce n’est pas très utile pratiquement.

D’autres sont venus à la charge, au micro, s’entend: comment empêcher les riches de détruire la planète pacifiquement, démocratiquement? Les riches ne se laisseront jamais faire. On n’acceptera jamais de faire cela: les médias sont beaucoup trop influents, etc.

Les réponses étaient toujours semblables à celle qu’il m’a faite.

Même si on a envie de lui chanter “Au feu, les pompiers, ya la maison qui brûle…” On doit tout de même reconnaître que ce n’est pas parce qu’on sonne l’alarme qu’on sait comment éteindre le feu.

De toute évidence, Comment EMPÊCHER les riches de détruire la planète reste un livre à écrire. Espérons que Hervé Kempf va s’y mettre rapidement. Et que tous les militants de salon vont faire de même.

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Réforme électorale

Posté par Édouard Lavallière le avril 7, 2007

Ce matin Cybersolidaires ramasse plusieurs textes à propos de la nécessité de réformer notre système électoral et particulièrement le mode de scrutin. J’ai apprécié la réponse d’André Laroque à l’éditorial d’Alain Dubuc. Au premier plan de ce billet, la pétition “initiée par des organisations de la société civile qui défendent depuis plusieurs années la nécessité d’une réforme électorale au Québec.”

Je vous encourage à signer Pour un nouveau mode de scrutin au Québec, si ce n’est déjà fait! On à beau être au salon, de temps en temps il faut se grouiller un peu et militer plus sérieusement de la souris! Si ce n’est pas assez pour vous on suggère d’autres moyens pour aider la cause.

Est-ce que les Libéraux vont se laisser infléchir par le mouvement populaire qui s’amorce? Comment la question sera-t-elle abordée compte tenu qu’ils sont minoritaires? L’Adq va-t-il appuyer le mouvement à présent qu’il est considéré comme un des “grands partis”? L’éventualité que le Pq revienne parmi les “petits” va-t-elle lui faire reprendre le flambeau de la réforme électorale?

Les prochains mois risquent d’être presqu’aussi intéressants politiquement que la soirée du 26 mars dernier.

* * *

Nos voisins d’à côté sont en train d’examiner cette question eux aussi. Après la Colombie Britanique, l’Ontario a mis sur pied une Assemblée des citoyens qui vient de voter pour un système proportionnel et devrait soumettre son rapport au gouvernement d’ici quelques jours. Greg Morrow a fait quelques interventions à ce propos sur Democratic Space.

Je me propose donc d’explorer un peu plus son argumentation, histoire de mieux comprendre les différentes facettes du mode de scrutin proportionnel, si jamais Pelletier ou son remplaçant sortait le projet mis de côté à la dernière session parlementaire.

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La piqure!

Posté par Édouard Lavallière le avril 5, 2007

Ça y est, je recommence.

La piqure me vient de la dernière campagne électorale et la lecture de quelques blogues politiques bien faits comme 33 Jours et Democratic Space. J’y ai laissé quelques commentaires que j’ai dû travailler presqu’autant que si j’avais rédigé mes propres billets sur mon propre blogue que je négligeais depuis quelques mois.

Faut dire que j’avais aussi envie d’explorer d’autres choses que Blogger que j’utilise depuis quelques années déjà. La facture de certains blogues fréquentés dernièrement est assez impressionnante. En plus, mon ami Jacques trippe comme un singe depuis qu’il est à la retraite, avec la création d’un nouveau blogue de voyage Dé-couvrir l’Asie.

Alors me voici puisque, comme disait Mao, père putatif de plusieurs militants de salon: “Si tu veux savoir ce que goûte une pomme, croque-là!” ou quelque chose du genre. Vous avez bien compris, je l’espère, qu’il s’agit du vrai Mao et pas le pas la “petite Chinoise” des Bougons.

Pourqoui WordPress? Et non pas Over-Blog, comme Jacques, ou encore encore Blogsome, comme Yanick et Geneviève? Une seule raison, en fait, et qui n’a rien avoir avec le mérite de chacune de ces platformes: je veux tout simplement m’exercer avec cet environnement. Because Greg Murrow de Democratic Space a lancé un appel à la collaboration. Il veut avoir des correspondants dans chaque circonscription du Canada pour couvrir, littéralement, la campagne électorale fédérale imminente. Je me suis porté volontaire pour la circonscription de Hull et j’espère bien être choisi. Et son blogue est rédigé sur la platforme WordPress. Ein! Pas très sérieux comme raison, mais aussi bonne que bien d’autres.

“Ce n’est qu’un début …” (ancêtre de “So, so, so …”)

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